Refus (conduites de)

Elles englobent, dans la perspective ethno-sociologique, toutes les réactions normales et pathologiques, qui tendent à exclure de la conscience toutes les situations, les représentations, les actes vécus comme des transgressions. Elles s’opposent aux « conduites d’acceptation » (telles que l’aveu) qui, magiquement, engagent le sujet et constituent un « pacte » (consommant ou pérennisant un état de fait), une réalisation symbolique (vécue comme toute autre réalité).

Le reniement et le refoulement (psychanalytique) sont les formes les plus typiques du refus. Nous avons décrit de même « le renversement magique » d’une situation redoutée ou dévalorisante par une situation inverse agie par le sujet : le négativisme en est un cas particulier.

Citons encore :

  • Le refus du temps (de grandir, de vieillir, de mourir) ;
  • Le refus du risque (besoin de sécurité) ;
  • Le refus de la condition humaine, du sexe, de l’échec, méconnaissances systématiques (de Vié), opposition infantile ;
  • Les amnésies affectives ;
  • Les refus agis : certaines impulsions et « actions de circuit » (au sens de Kretschmer), qui réalisent des gestes, très communs en médecine légale, qui échappent à la volonté réfléchie du sujet.

Baruk a groupé sous le nom de « syndrome de refus de la réalité » un certain nombre des faits précédents méfiance d’origine affective (états passionnels), attitude d’opposition systématique, états délirants et paranoïaques, schizophréniques. Il a utilisé pour son étude le teste de Tsedek.

H. Aubin

le refus

« Il y a des manières d’accorder les grâces, qui sont plus insupportables que le refus. » (« Il y a des manières d’accorder les grâces, qui sont plus insupportables que le refus. » (Antoine Gobaud, Chevalier de Méré, écrivain français né en 1607 et mort en 1684. Maximes, sentences et réflexions morales et politiques). Image : © Megan Jorgensen

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