Refoulement

Mécanisme psychique, imaginé par Freud, en vertu duquel sont maintenus ou rejetés dans la sphère inconsciente de l’esprit (donc hors la connaissance qu’en pourrait prendre directement le sujet et de l’action qu’il pourrait exercer sur eux) certains éléments dynamiques de l’activité instinctive. Il s’agit notamment des « pulsions », sexuelles on non, au moins sous leur forme agressive, réalisable.

Le « Refoulement », phénomène inconscient, est à différencier de la « Répression », phénomène conscient et beaucoup moins pathogène, qui consiste à renoncer sciemment à tel désir condamné par la morale personnelle du sujet.

Cette notion, dégagée de sa signification spécifiquement sexualiste, est adoptée par tous les psychiatres pour caractériser certaines névroses ou psychoses, dites de « refoulement », lorsque le rôle pathogène des tendances refoulées est cliniquement manifeste. Tels les états obsessionnels et délirants dont l’origine occasionnelle apparait da la contradiction apparente entre certaines aspirations vitales (sensualité, instinct de puissance, maternité, etc.) et les rigueurs d’une morale tyrannique (idéal de pureté ou d’ascétisme) ou les freins psychiques créés par une peur des responsabilités de la vie. Le terme n’est guère employé que dans les cas où l’obscurité des facteurs organiques étiologiques suggère, par exclusion, le déterminisme d’une psychogenèse.

A. Hesnard

the end

« L'essence de la société est le refoulement de l'individu, et l'essence de l'individu est le refoulement de lui-même » (Norman Oliver Brown, historien et auteur américain, né en 1913 et décédé en 2002, Eros et Thanatos). Photo : The End © Megan Jorgensen

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