Rage

La rage, maladie infectieuse extrêmement virulent, se fait de plus en plus rare de nos jour, du moins dans les pays civilisés, grâce aux découvertes de Pasteur et au traitement antirabique, grâce aussi aux règlements de police qui ont discipliné la circulation des chiens. Toutefois, on l’observe encore de temps à autre en particulier dans le Nord de l’Afrique où les malades, en raison de leur extrême agitation, sont volontiers conduits dans un service de psychiatrie. Après 2 ou 3 jours de rumination mentale et d’anxiété croissante, et parfois même au cours du traitement, la maladie explose et atteint son acmé en 2 ou 3 jours.

Elle comporte les formes cliniques parfois variées sur le plan neuropsychiatrique ; la plus fréquente et la plus impressionnante est la forme agitée hallucinatoire avec ascension thermique rapide qui se présente sous la forme du délire aigu (avec spasmes divers, sitiophobie).

D’autres formes, paralytiques, cérébelleuses et stuporeuses, peuvent être aussi rencontrées. Toutes ces formes semblent résulter d’une atteinte élective du virus rabique sur le diencéphale.

On en a trouvé la confirmation expérimentale. Certains auteurs américains, en particulier W.R. Hess, opérant sur des chats, ont excité électriquement la région diencéphalique sur un point déterminé (le noyau pérfonicalis). Ils ont provoqué, non un symptôme végétatif quelconque, mais une position d’attaque de défense contre un danger qui menacerait l’animal. En renforçant l’excitation, le chat bondit et passe à une agression active.

En France, Gastaut a pu reproduire la symptomatologie de la rage par excitation du rhinencéphale (Société Neurologique, janvier 1955).

Ant. Porot

rage

Si on renforce l’excitation, le chat bondira et passera à une agression active. Image : © Megan Jorgensen

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