Psychoses expérimentales

Ce terme représente des manifestations psychiques artificiellement provoquées et généralement passagères.

1) Les physiologistes américains opérant sur le tronc cérébral, en particulier chez le chat, ont pu provoquer, par l’attouchement de certaines zones, une véritable décharge de fureur, avec horripilation, attitude menaçante et agressivité, phénomène qu’ils ont baptisé sham-rage.

Les neurochirurgiens ont observé des décharges de ce genre au cours de certaines interventions qui intéressaient la base du cerveau.

2) D’autres expérimentateurs et des psychiatres ont étudié des manifestations hallucinatoires produites par l’ingestion de certaines plantes ou des alcaloïdes que l’on peut en extraire. C’est le cas en particulier de la mescaline qui produit temporairement des hallucinations visuelles richement colorées avec escorte de phénomènes neurovégétatifs.

3) Aujourd’hui, ces tentatives expérimentales ont plus souvent recours à des alcaloïdes extraits de l’ergot se seigle : L.S.D.25.
On a cherché par ces mécanismes à analyser le conditionnement de certains désordres rencontrés en psychiatrie, et on a pu reproduire certains syndromes comme la catatonie par l’injection de substances toxiques telles que la bulbocapnine (De Jong et Baruk) ou par des toxines microbiennes, en particulier la toxine colibacillaire (Baruk).

A. P.

psychoses expérimentales

Un symbole meurt lorsque la coopération du conscient et de l'inconscient bascule vers l'un des pôles : si la conscience réfléchie prévaut, il devient une réalité rationnelle entièrement explicable ; si l'inconscient prédomine, il dégénère en symptôme psychotique (Ysé Tardan-Masquelier, Jung et la question du sacré). Illustration : Univers.GrandQuebec.com

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