Neuroradiologie cérébrale

Le neuropsychiatre doit souvent faire appel à des techniques radiologiques pour préciser le contexte anatomique des troubles à son examen.

Rappelons seulement ici l’intérêt des explorations aux rayons X qui complètent l’étude de l’état somatique d’un malade dans ses liaisons possibles avec une névrose ou une psychose (recherché d’une tuberculose pulmonaire chez un asthénique, vérification du transit digestif chez un hypocondriaque accusant des algies gastriques, du rachis cervical chez certains vertigineux, etc.

On doit insister, par contre, sur les examens radiologiques des enveloppes du névraxe et plus particulièrement de l’encéphale. Les méthodes de contraste (v. Angiographie cérébrale, Encéphalographie liquidienne, Pneumographie cérébrale) étant étudiées à part, il faut savoir tout le parti que l’on peut tirer de radiographies dites « sans préparation ».

Il y a d’abord les radiographies simples ou standard qui pourront expliquer une céphalée rebelle par une ostéose pagétique du crâne, une tumeur opaque aux rayons, des exostoses frontales internes, des troubles de l’équilibre par une anomalie de la charnière occipitale, etc.

On lira sur un cliché simple les calcifications de la toxoplasmose dessinant les contours des ventricules, celles qui signent un crânio-pharyngiome, l’opacification d’une épiphyse dont le déplacement pourra faire soupçonner une tumeur présente dans son voisinage.

On notera les empreintes digitiformes laissées sur la voûte par une ancienne hypertension crânienne, la disjonction suturaire d’un crâne d’enfant hydrocéphale, l’importance de certains sillons vasculaires.

On pourrait multiplier les exemples. Toute une science est fondée sur la craniométrie avec ses repérages angulaires et dimensionnels.

Mais il y a surtout l’utilisation d’incidences spéciales qui rendent compte des altérations d’une formation osseuse usée, envahie, érodée par une tumeur intracrânienne, qui feront apparaître le trait révélateur d’une fracture méconnue.

Il y a les tomographies qui permettent d’analyser une structure profonde (selle turcique par exemple).

Tous ces procédés radiologiques suffisent dans certains cas à résoudre les problèmes diagnostics qui peuvent se poser au médecin. Ils restent le premier temps indispensable au neurochirurgien lui-même pour orienter le choix de ses examens complémentaires.

Ch. Bardenat

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