Narcomanie

Les exigences de la vie moderne ont amené chez certains sujets obsédés du sommeil une nouvelle toxicomanie, celle des hypnotiques : la narcomanie.

Il faut reconnaître que les découvertes pharmaceutiques récentes (dérivés des uréides et de la manloylurée) et la publicité habile et séduisante faite par certaines fabriques de produits chimiques, ont grandement favorisé cette propension. L’arsenal des hypnotiques est particulièrement bien achalandé aujourd’hui et la vente de ces substances, restée libre jusqu’à ces dernières années, a beaucoup aidé à la propagation de la narcomanie.

Plus récemment encoure on a vu se diffuser d’une façon inquiétante, aux U.S.A. principalement, l’usage de ce que l’on appelle les Tranquillisants, qualifiés par certains propagandistes de « pilules du bonheur », s’adressant surtout aux petits anxieux qui cherchent la quiétude et la détente de leurs soucis ; nous en traitons ailleurs.

À côté des insomniaques passagers accidentels qui n’usent des hypnotiques qu’à doses modérées pendant le temps juste nécessaire, se trouve la nombreuse catégorie des déprimés, des anxieux, des psychasthéniques qui se réfugient dans le sommeil pour oublier les soucis et les obligations qu’ils ne peuvent supporter. L’usage habituel de ces produits n’est pourtant pas sans inconvénient, dont le plus sérieux est de renfoncer les tendances psychasthéniques des sujets et de créer la servitude toxique. Mais on peut y observer aussi de véritables désordres mentaux étudiés par ailleurs.

A.P.

narcolepsie

« Le sommeil est une séparation. » Daniel Pennac. Image : © Megan Jorgensen

Voir aussi :

Partager|