Infantilisme affectif

On entend sous ce terme la persistance chez l’adolescent ou l’adulte d’attitudes et de comportements témoignant d’un arrêt du développement vers l’autonomie affective normale.

Les manifestations en sont diverses : timidités, gaucheries, certaines maladresses, caprices alimentaires et anorexies, énurésie, encoprésie, et plus tard fuite des responsabilités, recul devant toute initiative, tout risque, indécisions ; ces troubles traduisent à la fois le désir de polariser sur soi l’attention de l’entourage et de pérenniser une situation de dépendance affective, normalement caractéristique de l’enfance. C’est un refus de grand, dont Cl. Launay a souligné la composante anxieuse (Rev. Neuro-Psych. Inf. janvier-février 1959).

Un attachement excessif à la mère (fixation oedipienne) est de règle, attachement que renforce  fréquemment l’attitude protectrice de celle-ci. Mais, ainsi que le rappelle Cl. Launay, l’absence matérielle ou morale d’un père qui n’assume pas son rôle d’éducateur est tout autant à accuser. C’est dire l’importance que prennent les erreurs éducatives dans le déterminisme de l’infantilisme affectif : c’est à l’entourage presque autant qu’au sujet que devra bien souvent s’adresser le thérapeute.

L. Mondzain

infantilisme affectif

  L'infantilisme affectif, c'est la persistance d’attitudes et de comportements témoignant d’un arrêt du développement vers l’autonomie affective normale. Image : © Megan Jorgensen

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