Inconscient

Pris comme adjectif, le terme d’inconscient s’applique à un fait psychologique lorsque celui-ci échappe à la connaissance du sujet chez lequel il se produit. Le plus souvent, cet état est essentiellement provisoire et instable : si le champ de la conscience, en effet, n’est jamais occupé que par un nombre limité de données, beaucoup d’autres peuvent y être appelées avec une extrême aisance au fur et à mesure des besoins : inconscientes dans le moment considéré, elles demeurent, pourrait-on dire, disponibles. Donc, parmi les phénomènes inconscients, beaucoup ne présentent pas ce caractère de façon permanente ou même seulement durable.

On tend à employer le terme de préconscient pour désigner ces processus psychiques latents qui peuvent être facilement appelés à la conscience.

Entendu comme substantif, l’inconscient désigne dans son ensemble la part des processus psychologiques qui échappe à la synthèse consciente et devient de ce fait « indisponible ». Pour général que soit cet usage, il ne doit pas faire oublier que l’inconscient n’est pas une substance mais une qualité de certaines motivations et de certaines significations immanentes à la conduite.

En psychologie comme en psychiatrie, le rôle de l’inconscient est considérable. Il apparaît nécessaire d’évoquer les thèses essentielles qui décrivent sa structure et son fonctionnement.

Avant Freud : Aussi indispensable qu’elle nous paraisse actuellement, l’hypothèse postulant l’existence de faits psychiques inconscients n’a été reconnue que tardivement. Les « petites perceptions » de Leibniz, les philosophies de l’inconscient de Carus, de Hartman ont la valeur d’intuitions géniales mais sans conséquence scientifique. Par contre les travaux de P. Janet (L’automatisme psychologique, 1889), de Bernheim (Hypnotisme, psychothérapie, suggestion, 1891), de Binet (Les altérations de la personnalité, 1892), de Ribot (La vie inconsciente et les mouvements, 1914) ouvrent vraiment l’ère de l’exploration de « ce sous-sol de l’esprit » (Bergson). Mais l’inconscient qu’étudient ces travaux est le domaine de l’automatisme, de la suggestion post-hypnotique, du somnambulisme et des symptômes hystériques. Tous ces phénomènes témoignent selon Janet d’un appauvrissement de l’activité coordinatrice du moi, d’un fléchissement de la synthèse mentale, d’une dissociation psychique.

L’inconscient dans l’œuvre de Freud : Très différente apparaît cette conception qui, au travers de tous les remaniements doctrinaux dus au maître lui-même ou à ses disciples, conserve une remarquable unité et une réelle puissance explicative. Dans la Science des rêves (1899), la première théorie de l’appareil psychique distingue trois qualités : le conscient, le préconscient et l’inconscient. Ce dernier comporte les processus qui, par le mécanisme du refoulement, sont maintenus hors de la conscience ; mais cet inconscient est dynamique car il influence constamment la conduite et l’expérience conscientes. Loin d’être un produit inférieur de l’activité psychique, l’inconscient freudien en apparaît d’emblée comme l’un des ressorts essentiels. La deuxième conception de l’appareil psychique (1923) complète cette théorie et distingue trois instances de la personnalité : le ça, le moi et le surmoi. Le ça est tout entier inconscient ; le moi l’est en partie par ses mécanismes de défense, le surmoi également par ses moyens d’action.

Le ça (Es, Id) est ce qu’il y a de plus primitif, de plus élémentaire dans la vie psychique. Il est constitué par les pulsions instinctives, forces biologiques qui tendent à se décharger. Ce sont des éléments innés, soumis au principe du Plaisir qui conditionne la réduction des états de tension pénible. Initialement Freud distinguait les instincts sexuels (libido, objectale et libido narcissique) des instincts du moi. Le ça est inorganisé, intemporel, non observable directement. Il vise des buts et des objets étrangers à la réalité. C’est, suivant Fénichel, le noyau d’un chaos dynamique de forces qui ne tendent à rien d’autre qu’à décharger leur énergie.

Mais le ça n’est pas tout l’Inconsciente, les forces de refoulement, l’activité défensive du moi sont elles-mêmes inconscientes. Le moi (Ich, Ego) se différencie du ça au contact de la réalité. Il met en jeu des mécanismes de défense quand il y a conflit entre les exigences instinctuelles et la peur ou les sentiments de culpabilité. Fénichel distingue deux types de défense : les défenses réussies qui font cesser les pulsions en les déviant; elles correspondent aux différents types de sublimation. L’objet de la pulsion est changé mais la décharge n’est pas bloquée. De ce fait, ce type de défense n’est pas pathogène car les forces du ça et du moi s’unissent pour l’investissement du substitut.

Les défenses qui échouent doivent être constamment répétées. Elles sont pathogènes et figurent à l’origine des conflits névrotiques. Parmi tous ces mécanismes, le refoulement occupe une position privilégiée. Il consiste dans l’exclusion de la conscience : le refoulé reste agissant et se manifeste par toute une série de symptômes : vides, actes manqués, fixation sur des dérivés (souvenir écran, idées obsédante). Dans tous les cas, si l’idée est refoulée, l’affect n’est que déplacé. L’importance de cette notion en pathologie mentale est considérable. L’épuisement que nécessite le maintien du refoulement explique l’appauvrissement de la personnalité névrotique et les sentiments d’infériorité qui en résultent ainsi que l’évitement des situations dérivées qui pourraient faire à nouveau surgir le refoulé (phobies).

Les autres techniques de défense, moins efficaces, sont aussi moins dangereuses et moins limitatives pour l’activité du moi. En voici la liste sommaire :

  1. Dénégation : mécanisme très primitif qui permet le refus des aspects désagréables de la réalité ; il se traduit souvent par la production de souvenirs ou d’expériences-écran, de rêves éveillés ;
  2. Déplacement : In consiste dans la substitution de l’objet d’une pulsion ;
  3. Projection : toute chose désagréable est conçue comme n’appartenant pas au moi (délire de persécution) ;
  4. Formation réactionnelle : c’est une attitude secondaire, antagoniste et définitive qui est exactement à l’opposé des désirs refoulés inconscients (ainsi la propreté compulsionnelle) ;
  5. Annulation rétroactive : on réalise un acte opposé à un acte antérieur, réel ou supposé, qui est ainsi annulé (rites expiatoires, conjuratoires, magie de la symétrie activité répétitive de réassurance) ;
  6. Isolation : les traumatismes pathogènes sont coupés de leur signification émotionnelle qui est investie ailleurs (vide émotionnel des obsédés, dissociation de la sensualité et de l’affection dans les conduites sexuelles) ;
  7. Régression : C’est la tendance au retour à des modes antérieurs de satisfaction pour fuir une frustration actuelle. On décrit également des mécanismes de défense contre les affects pénibles qui sont en fait peu différents des précédents et ont pour but essentiel de lutter contre l’angoisse et les sentiments de culpabilité.

L’inconscient collectif de Jung : Freud faisait une large place à l’expérience ancestrale et à sa représentation inconsciente. Jung distingue un inconscient personnel dont les contenus sont « l’oublié, le refoulé et tout ce qui est pensé d’une façon subliminaire », « prodigieux héritage spirituel de l’évolution du genre humain, qui renaît dans chaque structure individuelle ». Cet inconscient n’est pas inorganisé ; il possède un ordre indépendant et non influençable par la conscience ; ses contenus s’ordonnent autour des archétypes, autoreprésentations des instincts intellectuelles.

1. L’inconscient normal. – On a trop souvent tendance à se représenter l’inconscient comme une sorte de double fond de l’organisation psychologique, ou encore comme un être dans l’être, vivant d’une vie propre et mystérieuse, à laquelle le sujet pensant demeure irrémédiablement étranger. Une telle conception, née d’une interprétation abusive des découvertes de la « psychologie en profondeur » (et, en particulier, de la psychanalyse), est absolument contraire à la réalité. Entre conscient et inconscient, il n’est point de cloison étanche, point même de ligne de démarcation nettement tracée ; il n’y existe pas, répondant à ces deux termes, deux séries différentes de phénomènes psychologiques. Tandis que je donne toute mon attention à la rédaction de mon texte, je ne pense pas à mon ami Paul ; le souvenir de Paul existe en moi à l’état inconscient ; soudain, voici qu’il surgit dans le champ de ma conscience ; c’est le même souvenir, mais il a changé d’état et aussi d’efficience ; et si, maintenant, je recherche les raisons de cette transformation, je note que, distraitement, mon regard s’était posé sur un livre dont Paul m’a longuement parlé : l’association d’idées qui avait entraîné l’évocation du souvenir devient consciente à son tour ; cependant, si ma curiosité éveillée ne s’était arrêtée sur elle, demeurée définitivement inconsciente, elle n’en aurait pas moins accompli sa tâche.

L’inconscient joue, on le voit, dans la vie psychologique, un rôle de préparation et d’économie : de préparation, car toute opération de l’esprit est précédée et soutenue par une activité inconsciente sans laquelle elle ne pourrait naître ni se développer ; d’économie, car le travail inconscient garde les instances supérieures du psychisme disponibles pour les tâches qui appellent nécessairement leur intervention. A cet inconscient normal, M. Pradines propose de donner le nom d’ « inconscient de constitution », pour mieux marquer qu’il est « le germe de la vie mentale », qui « en demeure la condition et l’élément ».

Les faits psychologiques inconscients semblent pouvoir être répartis schématiquement en trois catégories :

a) Les uns apparaissent comme des éléments statiques qui, entre leurs passages dans le champ de la conscience, ne subissent guère de modifications : ce sont essentiellement des souvenirs. Même si l’on n’admet pas, comme le voudrait Bergson, que les souvenirs sont tous impérissables, il est certain que leur nombre chez un individu normal est véritablement prodigieux ; beaucoup d’entre eux demeurent inconscients pendant de très longues périodes, au point qu’ils paraissent oubliés, mais dans certaines conditions (rêve, hypnose, subnarcose, hypermnésie d’un accès maniaque), ils sont encore capables de reparaître à la conscience.

b) En second lieu, nous trouvons la gamme très étendue des faits relevant de l’habitude et de l’automatisme ; ils affectent le domaine des actes moteurs (mouvements simples ou comportements complexes automatisés par la répétition), celui du raisonnement (application de règles de la grammaire, de l’arithmétique, jugements « tout faits » que nous appliquons à des séries de cas particuliers) et même celui des sentiments (aversion ou sympathie pour des objets inconnus en eux-mêmes, mais appartenant à certaines catégories, etc.). De tels phénomènes revêtent en psychologie une énorme importance : nous ne pouvons ici que citer les réflexes conditionnels, le langage (pour une bonne part tout au moins), le symbolisme.

c) Enfin, sous sa forme la plus différenciée, le travail inconscient réalise une véritable élaboration, une création originale. L’aspect le plus connu d’une telle activité est l’association des idées ; mais, dans toute opération de l’esprit, une bonne part revient à l’inconscient ; la chose a été particulièrement étudiée en ce qui concerne l’invention et l’inspiration (H. Poincaré).

Si nous recherchons maintenant les sources de l’inconscient, nous constatons qu’elles sont, elles aussi, complexes et disparates.  Ce sont d’abord des activités biologiques, telles que les mouvements étroitement associés aux perceptions, mouvements des globes oculaires dans la fonction visuelle, selon un exemple cité par G. Dwelshauvers, ou encore les secrétions endocrines dont on connaît le retentissement sur le psychisme ; proches de ces faits, il nous faut encore citer certaines activités réflexes, pour autant qu’elles s’intègrent à des conduites proprement psychologiques et aussi les instincts, les tropismes, voire les tendances dont les effets seuls peuvent parvenir à la connaissance. Viennent ensuite les expériences vécues par le sujet, aussi bien dans l’ordre physique (réflexes conditionnels) que dans l’ordre  psychologique. Il est enfin des influences que l’on pourrait appeler sociales et dont le rôle est déterminant dans la formation des tendances inconscientes communes à tous les membres d’un groupement humain plus ou moins étendu.

II. L’inconscient en pathologie mentale. – On peut à priori concevoir deux possibilités, pour l’inconscient, d’intervenir dans la genèse des maladies mentales, selon que les mécanismes inconscients sont affectés eux-mêmes ou dans les rapports qu’ils supportent avec la conscience. C’est la seconde éventualité qui a fait l’objet des travaux les plus importants jusqu’à ce jour, mais la première n’en a pas moins une réalité incontestable : on imagine difficilement en effet que la partie inconsciente de la vie psychique puisse bénéficier d’un privilège d’inaltérabilité ; et, d’ailleurs, la seule existence des névroses expérimentales, obtenues par la perturbation systématique de certains réflexes conditionnels, suffirait à prouver la vulnérabilité de l’inconscient et l’influence pathogène de ses dérèglements. Point n’est besoin d’insister sur cette question dont l’intérêt est surtout d’ordre spéculatif car, en réalité, les deux mécanismes sont toujours étroitement associés et il est bien difficile de déterminer la part qui revient à chacun d’eux.

En pratique, il est possible de distinguer, de façon toute schématique et pour la commodité de l’exposé, deux séries de faits :

1) Dans une première éventualité, le trouble primitif est une altération, une « dissolution » globale de la conscience, à la faveur de laquelle les processus inconscients prennent, dans la vie mentale, une importance démesurée. C’est ce que l’on observe dans le rêve ; sans doute s’agit-il là d’un phénomène normal, mais de nombreux auteurs et en particulier Moreau (de Tours), Frenot, Henri Ey, ont montré tout ce que sa connaissance apportait de clarté à la compréhension du fait psychiatrique.

Proche du rêve est l’onirisme qui n’est qu’un rêve en action : les perceptions, les souvenirs, les pulsions de l’affectivité et de l’instinct, au lieu de se grouper et de subordonner dans l’harmonie d’une synthèse consciente, se juxtaposent ou s’associent de façon anarchique et se traduisent en actes ; on a là le tableau de ce que devient la vie de l’homme quand elle est livrée entièrement, ou peu s’en faut, aux seules activités inconscientes.

Dans toutes les autres structures pathologiques dont nous ne pouvons ici entreprendre l’analyse, il serait possible de déceler de la même façon, bien qu’à un moindre degré, la dévaluation de la synthèse consciente et l’action plus ou moins anarchique de l’inconscient libéré. Cette recherche a, d’ailleurs, fait l’objet de nombreux travaux, poursuivis dans deux directions différentes : les uns ont abouti à la notion de contenu des structures psychiatriques cherchant à percer la signification profonde des symptômes morbides de la même manière qu’on interprète les images d’un rêve ; ils ont montré que ces symptômes traduisent, de façon symbolique et assez obscure, un drame psychologique profond (le « contenu »). Les autres, et en particulier Henri Ey, ont établi l’importance de l’onirisme, non seulement dans la confusion mentale dont il est le corollaire habituel, mais dans toutes les affections psychiatriques.

2) Dans d’autres cas, on n’observe pas d’altération globale de la  conscience (c’est là, d’ailleurs, un point vivement controversé sur le plan théorique), mais celle-ci paraît exclure de façon systématique certaines données psychologiques ; elle semble refuser de les admettre et les condamne ainsi à demeurer à l’état inconscient. C’est ce que Pierre Janet a nommé le « rétrécissement du champ de la conscience », et que l’on désigne encore sous le nom de scotomisation, de diaphragmisation. Le phénomène s’observe principalement dans les névroses et il est, avant tout, d’origine affective : les faits qui sont ainsi frappés d’interdit sont toujours soit des souvenirs pénibles, dont la prise en conscience serait de nature à faire naître l’anxiété, soit des sentiments que la conscience morale se refuse à admettre et qui, pour cette raison, subissent un « refoulement ». Il s’agit, à vrai dire, d’un procédé très couramment rencontré en psychologie et qui réponde à un réel besoin : chacun de nous l’utilise quotidiennement, comme y a recours l’affligé qui voyage pour oublier sa peine ou le primitif qui brûle la case où c’est produit un événement malheureux. Mais en pathologie, le sentiment ou le souvenir devenu inconscient conserve sa charge affective ; il agit comme un élément parasite, donnant lieu à des comportements anormaux (symptômes pathologiques) qui, le plus souvent, ne disparaissent que sous l’action d’une thérapeutique psychologique capable de ramener dans le champ de la conscience ce qui en avait été chassé.

III. Procédés d’exploration de l’inconscient. – L’importance de l’inconscient dans la vie mentale confère un intérêt tout particulier aux moyens qui en permettent la pénétration. La difficulté d’une telle entreprise est d’ailleurs très différente selon les cas.

L’introspection et l’observation courante nous livrent déjà un important matériel, se rapportant surtout aux phénomènes dont le caractère inconscient est essentiellement temporaire et réversible, tels que les actes automatisés par l’habitude.

Certains procédés utilisés dans les laboratoires de psychologie, permettent de parfaire cette connaissance : citons le pendule de Chevreul et le « réflexe graphique », bien étudié par Dwelshauvers, qui objectivent les mouvements inconscients de la main en rapport avec certaines activités psychiques.

Les « actes manqués » (oublis systématiques, lapsus) sont connus, depuis Freud, comme étant sous la dépendance de dispositions inconscientes que l’on peut souvent atteindre à travers eux. Mais ce sont surtout les rêves dont l’interprétation se montre fructueuse.

La psychanalyse, utilise encore la méthode des associations libres : on se sert, par exemple, d’un rêve que le sujet vient de raconter et on lui demande, à partir de chaque image de ce rêve, de laisser son esprit dévider librement les associations d’idées qui se présentent à lui. Les divers tests de projection comme les tests de Rorschach, tests de Murray ou thematic aperception test, test de Jung, etc., sont conçus sur le même principe.

On peut aussi faire porter l’interprétation sur les symptômes pathologiques eux-mêmes, qui ne sont parfois que la projection plus ou moins symbolique de courants inconscients.

Enfin, une dernière catégorie de procédés vise à réaliser chez le sujet un état psychophysiologique spécial, à la faveur duquel certaines données normalement inconscientes tendent à s’extérioriser. L’hypnose a été d’abord utilisée à cet effet et elle continue de l’être, surtout dans les pays anglo-saxones. Actuellement, on emploie de plus en plus, dans le même but, des procédés pharmacologiques : H. Claude, Mlle Pascal, avaient eu recours à l’éthérisation : H. Baruk a introduit l’emploi du scopochloralose, mais surtout à la suite de Horsley et des auteurs anglo-saxons, la subnarcose barbiturique a gagné la faveur des psychiatres de tous les pays.

Quel que soit le moyen employé, la connaissance des phénomènes inconscients est nécessaire, chez presque tous les malades, pour l’établissement d’un diagnostic complet ; elle est absolument indispensable surtout dans les névroses où, de plus, elle constitue la base de toute thérapeutique cohérente.

Malheureusement, la part de subjectivité et d’incertitude inséparable de tout ce qui touche à l’inconscient réduit à bien peu de chose les applications médicolégales en ce domaine ; il faudrait, en outre, se demander, jusqu’à quel point un individu doit être tenu pour responsable (ou irresponsable) de ce qui échappe à sa conscience – question d’ordre métaphysique que l’expert ne peut résoudre, ni considérer comme résolue.

J.-M. Sutter et Y. Pélicier

rêve et inconscience

Dans l’inconscient, ce sont surtout les rêves dont l’interprétation se montre fructueuse. Illustration : © Univers.GrandQuebec.com

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