Fond mental

On emploie couramment l’expression de fond mental pour caractériser certains aspects du psychisme sous-jacents à une manifestation pathologique.

Ce fond est considéré comme un terrain (Delams) et l’on parle d’un délire éclos sur un fond débilitaire ; tantôt il s’apparente à un niveau de dissolution (fond mélancolique, schizophrénique, démentiel) ; tantôt il désigne une structure (fond paranoïaque) où un élément symptomatique lié à la constitution (fond mythomaniaque) ou à une dominante sémiotique (fond d’anxiété ou d’euphorie).

Minkowski donne une image de cette notion globale et plus intuitive que définissable di fond mental en comparant sa signification à celle du « fond de toile » d’un tableau, à l’atmosphère d’une scène ou d’un paysage.

D’autres auteurs (Guiraud), considèrent plutôt « la valeur des grandes fonctions psychiques » dont est faite la personnalité, évoquent le fonds mental comme la somme des disponibilités psychiques de l’individu. En ce sens, on peut parler de l’altération ou de l’intégrité du fonds mental, parallèlement au délire, aux préoccupations, à la dépression affective, etc.

On peut dire aussi d’un fonds qu’il est débilitaire, pervers, etc.

Il semble que les deux termes, relatifs à des objets sensiblement distincts, méritent d’être conservés concurremment avec leurs nuances propres et leurs orthographes différents.

Ch. Bardenat

fond mental

Le fond ou le fonds mental comme la somme des disponibilités psychiques de l’individu. Image : © Megan Jorgensen

Voir aussi :

Partager|