Ethno-psychiatrie (Facteurs ethniques)

Les facteurs ethniques encore très insuffisamment étudiés, offrent pour le déterminisme des maladies mentales et dans la compréhension de leurs manifestations un intérêt certain.

L’anatomie et les diverses sciences fondamentales nous renseignent sur la morphologie générale des populations, les cadres typologiques auxquels elles appartiennent, leurs caractéristiques physiologiques, le fonctionnement des endocrines si important au point de vue psychique. Divers notions biologiques mériteront d’être mises en évidence (l’hypoglycémie des Noirs, l’hypoglycémie des Indiens) et rapprochées des données de la géographie médicale et des fragilités morbides électives (vulnérabilité des indigènes nord-africains à l’alcool et des nègres vis-à-vis du pneumocoque ; résistance des Israélites à la tuberculose évolutive).

L’ethnographie signale les coutumes susceptibles de favoriser certaines affections (l’intervention des matrones dans les accouchements entraîne parfois des traumatismes crâniens générateurs d’épilepsie, les rites funéraires répandent certaines maladies infectieuses).  Enfin, la psychologie ethnique nous apportera des matériaux de la plus haute importance, immédiatement utilisables (publications de A. Porot et de ses élèves sur les Nord-Africains, d’Alliez, de Marseille, nos études sur les Noirs et les Indous, etc.).

Les données sociologiques méritent d’être étudiées séparément.

Sémiologie. – Nous possédons encore peu de documents utilisables sur les groupes ethniques ; la connaissance de leur psychologie, du fonds commun de primitivisme, l’exemple des tribus et d’une civilisation fixée (Islam), doivent permettre, dans une certaine mesure, de comprendre l’aspect des psychoses dans les divers milieux de la civilisation humaine.

D’après H. Aubuin

ethnopsychologie

La psychologie ethnique et les facteurs ethniques nous apportent les données de la plus haute importance.  Image : © Megan Jorgensen

Voir aussi :

Partager|