Eidétisme

Faculté qui présentent quelques sujets de revoir, en fixant une surface unie, l’image d’un objet, d’une photographie qu’ils ont eu un instant devant les yeux. L’image éidétique peut encore apparaître au bout de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, ce qui la sépare nettement de l’image consécutive ou « post-image » ; les expériences de Dwelshauvers ont montré qu’elle se projette selon les lois de l’optique géométrique selon les lois de l’optique géométrique et qu’elle est perçue avec plus de précision lorsque le sujet se sert d’une loupe; elle est susceptible de modifications spontanées (renversement, croissance quand elle est projetée sur un écran qui s’éloigne, amputations partielle, etc.) , semblant subir l’influence de l’affectivité; on a même attribué à l’eidétisme la possibilité de certaines surcharges dues à l’état affectif ; statues qui s’animent, larmes aux yeux d’une icône.

L’éidetisme a été découvert par les frères Jaensch, de Marbourg, pour lesquels il serait relativement fréquent chez les enfants, avec point culminant vers l’âge de 6 ans, s’atténuant par la suite. L’enfant projetterait sur les images qu’il perçoit toute une charge imaginative et affective et n’acquerrait que plus tard la vision strictement objective et la perception sensorielle pure. L’affirmation de Jaensch est contestée par Quercy.

L’eidétisme paraît être en rapport avec une constitution neurovégétative et caractérologique particulière.

Dwelshauvers a également décrit un éidétisme tactile.

Selon Mourgue, l’éidétisme proche de certaines hallucinations, aiderait à en concevoir le mécanisme.

J. – M. Sutter

cerveau eidetique

La mémoire eidétique, mémoire photographique, ou mémoire absolue, est la faculté de se souvenir d'une grande quantité d'images, de sons, ou d'objets dans leurs moindres détails. Image : © Megan Jorgensen

Voir aussi :

Partager|