Destructivité

Terme proposé par Spurzheim (1918) pour désigner une variété de perversion instinctive caractérisée par un penchant morbide à la destruction. La destructivité est indépendante à la fois du niveau mental de l’individu et de son éducation, de l’objet visé et des moyens employés à le détruire. Elle fait « mordre, déchirer, brûler, dévaster, démolir, ravager, noyer, étrangler, empoisonner et assassiner » pour le plaisir d’anéantir les choses, de torture et de voir souffrir les êtres animés.

Il s’agit d’une forme très générale de dispositions psychopathologiques dont la malignité ne serait qu’un des aspects (Dupré). Ces dispositions sont souvent latentes et plus ou moins tenues en échec par les conditions mêmes de la vie sociale. Mais que ces contraintes soient relâchées, qu’elles disparaissent du fait d’une psychose aiguë (manie ou confusion) ou d’une démence, et on la voit se révéler librement.

L’intervention des facteurs ethniques est assez apparente dans certains cas.

La destructivité est parfois contagieuse et collective, déclenchée et exaltée dans certaines circonstances sociales (émeutes, révolutions, guerres) ; des exemples effroyables en ont pu être observés dans les guerres récentes.

Ch. Bardenat

destructivite

L'agressivité, la destructivité, est due au fait que, via la motricité, la pulsion de mort est défléchie vers le monde extérieur. (Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty). Image : © Megan Jorgensen

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