Démonomanie (archaïque), Démonopathie

L’intrusion fréquente de thèmes diaboliques dans les psychoses aux époques passées a conduit les anciens auteurs à des groupements artificiels tels la démonopathie, qui englobe toutes les manifestations des puissances infernales.

L’une des synthèses les plus complètes est celle de Macario (1843), décrivant la démonomanie qu’il rattache à la lypémanie d’Esquirol et qui comportait 4 formes :

  • La damnomanie ou délire de damnation ;
  • La démonomanie externe, correspondant à des syndromes d’influence, à des faits illusionnels et hallucinatoires (débiles, hystériques, obsédés) ;
  • La démonomanie interne, répondant à une variété de syndrome de possession, avec automatisme moteur ou verbal, hallucinations cénesthésiques ;
  • Les délires des incubes et des succubes relatifs aux convictions de commerce sexuel entretenu, dans le premier cas par les femmes avec le démon (relativement fréquent dans les hallucinations génitales) ; dans le second cas (exceptionnel) par un homme avec l’aspect femelle du diable.

Ces groupements archaïques n’ont guère qu’un intérêt historique et leur dénomination même n’est plus utilisée pour décrire les interventions infernales qui peuplent toujours les délires et les explications superstitieuses de nombreux primitifs.

Ch. Bardenat

démons

« Le seul moyen de chasser un démon est parfois de lui céder. » (Paule Saint-Onge, écriviane québécoise). Image : © Megan Jorgensen

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