Agoraphobie

Phobie des espaces libres et des lieux publics.

L'agoraphobique éprouve une vive angoisse et parfois un véritable affolement à la perspective de traverser une place, un terrain découvert ou de se mêler à la foule. Souvent il rationalise sa phobie en invoquant la crainte d'éprouver un malaise et de perdre connaissance. Certains ont une crainte élective pour un lieu ou un quartier déterminé (topophobie).

Henusse remarque la fréquente association des phobies, qui atteignent surtout la femme, avec la frigidité, et il les relie à une émancipation pénible ou à une vie sexuelle insatisfaisante. D'autres psychanalystes y discernent le phantasme de la mère dévorante, du «sein dévorant» (Lewin).

«L'angoisse des rues » semble se situer à un niveau de régression un peu moins profond. Le patient ne se risque à sortir que s'il est accompagné et parfois il ne peut même supporter d'être seul chez lui. La rue évoque pour lui inconsciemment des tentations libidinales actives et passives, en même temps que le danger de castration et le risque de succomber à une impulsion suicidaire (J. Mallet).

J.-M. Sutter

oiseau magique

« La psychanalyse : dites moi vos phobies et je vous dirai ce qui vous fait peur. » (Robert Benchley, acteur américain). Image : © GrandQuebec.com

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