Brève histoire du Nicaragua

Nicaragua, de son nom officiel la République du Nicaragua, est un pays situé en Amérique centrale. D’une superficie totale de 29 494 kilomètres, c’est l’un des plus petits pays en Amérique latine quant à son territoire. Son population atteint 6 millions d’habitants.

Le pays limite avec Costa Rica au sud et avec le Honduras au nord. À l’ouest, il est bordé par l’océan Pacifique et à l’est par la mer des Caraïbes.

Ces villes principales son Managua (la ville capitale du pays), León, Granada, Estelí, Chinandega, Matagalpa. La monnaie nationale est córdoba.

Colonisé par l’Espagne en 1524, soit quelques décennies seulement après la découverte de l’Amérique par les Européens, longtemps colonie de l’Espagne, le Nicaragua obtient son indépendance     de la métropole le 15 septembre 1821. Mais il adhère immédiatement à la fédération des Provinces unies d’Amérique centrale, pour s’en séparer en 1838. Le Nicaragua devient une république complètement souveraine en 1854.

Pendant toute son histoire, le pays est secoué par des périodes prolongées de dictature militaire, des guerres civiles et des guérillas. Entre 1927 et 1933, le général Augusto Sandino mène une guérilla, d'abord contre le gouvernement conservateur, puis contre les forces américaines. Sandino est finalement repoussé par l’United States Marine Corps. Les négociations aboutissent à la paix en 1933, mais Anastasio Somoza García, le dirigeant de la Garde Nationale, fait assassiner Sandino, en février 1934. Ensuite, il prend le pouvoir en 1936. Son gouvernement dure jusqu’en 1956 et ses fils, Luis, d’abord et Anastasio (dès 1967), lui succèdent, après l’assassinat du premier Somoza,  le 21 septembre 1956.

Anastasio Somoza est réélu président lors des élections de 1974. Avec l’apparition du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), le pays est plongé dans une nouvelle guérilla. En septembre 1978, une grande partie de la population du pays se soulève dans les départements de León, Matagalpa, Chinandega, Estelí, Masaya et Managua. Après le premier échec, l’insurrection réussit à se regrouper et à lancer une nouvelle offensive. Le 19 juillet juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza Debayle, dernier de la dynastie des Somoza, démissionne et quitte le pays.

Les luttes politiques, les accusations mutuelles, les interdictions, les guérillas ne s’arrêtent quand-même pas. La lutte contre Somosa coûta au pays 40 mille morts et la nouvelle guerre fit environ 30 mille morts…

Les élections de 1990 voient la victoire de la libérale Violeta Chamorro et une politique économique libérale d'ajustements structurels est mise en œuvre, supervisée par le FMI et la Banque mondiale.

Le conservateur Arnoldo Alemán remporte l’élection présidentielle de 1996, mais en fin de mandat, de forts soupçons de corruption pèsent sur lui et est condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003. Enrique Bolaños, ancien vice-président du gouvernement Alemán, accède à la présidence en 2002 grâce à une campagne anticorruption.

En 2006, après avoir publiquement déclaré avoir renoncé au marxisme-léninisme et s’être rapproché de l’Église catholique, Daniel Ortega est élu président du Nicaragua. Il choisit comme vice-président un ancien Contras. Il est réélu le 6 novembre 2011.

nicaragua carte canal

Carte géographique du Nicaragua avec le tracé supposé du canal du Nicaragua

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