Traverse de grenouilles

Un petit pont pour l’homme, un grand pas pour la biodiversité

C’est la Ville de Sherbrooke qui a présenté cette œuvre. Son symbolisme est clair : par sa cohabitation avec le milieu naturel, l’homme doit, à travers ses faits et gestes, permettre une interrelation entre la nature qui l’entoure et lui-même, afin de préserver l’importance fragile de la biodiversité de son milieu et de favoriser une harmonie entre les divers écosystèmes.

C’est ce principe qui a guidé l’équipe de Sherbrooke de construire une traverse de grenouilles, aménagée sous la route 220, dans les Cantons-de-l’Est, dans la province du Québec. Cette route divise le marais du lac Brompton et se trouve en plein cœur du corridor de migration des amphibiens.

Cette traverse de grenouilles a permis de protéger la population d’amphibiens et, par ricochet, tout l’écosystème du marais, riche en diversité reptilienne. Elle permet aux amphibiens d’emprunter des tunnels pour traverser la route en toute sécurité et aller se reproduire dans le marais de l’autre côté de la route. En fait, il s’agit de la première traverse du genre au Canada.

Si les traverses pour animaux sont relativement nouvelles pour les Québécois, on en compte déjà depuis les années 1960 en France, où  ces structures sont au centre d’un projet appelé « Trame verte et bleue », qui cherche à relier les différents puits de biodiversité du territoire français.

Un biologiste de l’Estrie est à l’origine du projet. Ce savant avait en effet remarqué que tous les printemps, la route se transformait en véritable cimetière pour les amphibiens qui tentaient de la traverser pour aller se reproduire.

traverse de grenouilles

La première traverse de grenouilles au Canada. Photo : © Unvers.GrandQuebec.com

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