Regard sur Jérusalem

Eugène Saint-Jacques, M.D., L`Action Universitaire, Volume 6, numéro 1, septembre 1939

Ne quittons pas Jérusalem sans lui donner un dernier regard. Sortons de la cité, non par la Porte Dorée où Jésus entra triomphalement le jour des Rameaux et depuis lors fermée. Quittons par la porte d'Hérode, qui conduit à la route de Jéricho - ou par la porte de Saint Étienne.

À droite le tombeau d’Absolon, à l’entrée de la vallée de Josaphat. La route monte, passe à côté du cimetière où sont enterrés les soldats morts durant la grande guerre qui délivra la Palestine du joug séculaire des Turcs.

Puis vient l’université hébraïque - qui depuis lors a servi au réveil des activités linguistiques et des ambitions juives.

Nous voici au sommet du Mont des Oliviers. À nos pieds, la Vallée de Josaphat où nous devons tous nous rencontrer au jugement dernier. Dans cette vallée, aujourd'hui comme depuis des siècles, sont enterrés juifs et musulmans.

Au sommet du mont, se trouve la minuscule église de l’Ascension - fort négligée - et où l’on montre au visiteur le contour d'un pied empreint dans le roc, à l'endroit où le Christ ressuscité se serait élevé au ciel.

Vers la droite dans la vallée, le Jardin de Gethsémanie que gardent religieusement les Pères Franciscains.

Quelques oliviers vétustés y vivottent maigrement: la tradition les dit contemporains du Christ. Quelques fleurs y poussent, entretenues pieusement par les Pères. Tout près, le tombeau de Marie où son corps fut déposé jusqu'au jour de l'Assomption. L'église est sombre et quelque peu abandonnée. On accède au tombeau par un long et sombre escalier qu'illuminent à peine quelques lampions.

Au-delà, sous le soleil couchant qui rougeoit, s'étalent Jérusalem, l'esplanade du temple, sa ceinture grise, ses murs sombres et, dominant la cité, la Tour de David et le dôme de la mosquée d'Omar qu'illumine le soleil couchant.

La Cité s'endort, bercée dans ses souvenirs religieux qui donnent l'espoir - tandis que les vieux Israélites espèrent aussi en des jours meilleurs et que les Arabes croient à la toute puissance d'Allah.

rue plucat hakotel

La diversité architecturale de Jérusalem égale celle de ses communautés. Photo : © Zvi Kaplan

colel chabad

Colel Chabad. Tout est voûté à Jérusalem; de temps à autre, dans les rues, on passe sous une moitié ou sous un quart de voûte ; les maisons se sont établies dans ces anciennes construction, et partout ou a des voûtes sur sa tête. (Gustave Flaubert). Photo : © Zvi Kaplan

fruits de jérusalem

Les métaphores décrivant Jérusalem se succèdent et rivalisent de lyrisme : la ville éternelle, la ville d'or, la ville de David, la ville de paix, le centre du monde… Cette ville possède une qualité intemporelle. Photo : © Zvi Kaplan

quartier des religions

La vieille ville est le berceau des religions et tous ses quartiers : juif, chrétien, arménien et musulman, présentent chacun un intérêt particulier. Photo : © Zvi Kaplan

st sepulcre église

La tradition qui veut que Jérusalem soit le «  nombril du monde » n’est que justifiée par la présence des divers peuples qui s'y côtoient. On aperçoit l'église Saint-Sépulcre au fond. Cette église surprend par sa monumentalité par sa complexité. Sur cet emplacement le plus élevé de la ville, les Romains érigèrent un temple dédié à Vénus. Au IVe siècle, l'empereur Constantin y construisit une première église, qui fut détruite plus tard. L'église actuelle, élevé au XIIe siècle par les croisés comporte de nombreuses adjonctions ayant été fait depuis leur départ.  Photo : © Zvi Kaplan

tramway

Malgré sa foule et son bruit, la vieille ville de Jérusalem recèle quelques coins agréables et paisibles qu'il est possible de trouver même en prenant le déjà célèbre tramway de Jérusalem. Photo : © Zvi Kaplan

jérusalem la nuit

Jérusalem la nuit. Jour ou nuit, la vieille ville attire plus d'un million de visiteurs chaque année. Si vous achetez des souvenirs, prenez le temps de différencier les objets de qualité de la camelote. Photo : © Zvi Kaplan

jérusalem

Et enfin, vers la ville aux grands murs, qui nous surplombe de ses tours, de ses créneaux, de sa masse étrangement triste, nous montons au milieu de cette foule, par ce chemin glorieux des sièges et des batailles, où tant de croisés sans doute sont tombés pour la foi… (Pierre Loti). Photo : © Zvi Kaplan

marbre romain

Nous nous en allons par les rues étroites, sinistres malgré le soleil, entre de vieux murs sans fenêtres, faits de débris de toutes les époques de l'histoire et où, çà et là, s'encastrent une pierre hébraïque, un marbre romain… (Pierre Loti). Photo : © Zvi Kaplan

horizon jérusalem

Aux lueurs colorées qui laissent filtrer les vitraux, toute cette magnificence de conte oriental chatoie, miroite, étincelle dans la pénombre et le silence de ce lieu presque toujours vide, et entouré d'esplanades vides où nous nous promenons seuls (Pierre Loti). Photo : © Zvi Kaplan

antenne tele jérusalem

À l'arrière plan, la silhouette des palais se profile sur le ciel : voici Haram, avec son dôme gracieux ; voici les ruines d'Hippicus, du Scandale dresse sa masse escarpée ; à gauche, c'est le mont du Mauvais-Conseil ; les souvenirs de l'Écriture sainte et des traditions rabbiniques éveillent alors la curiosité du voyageur et l'intéressent assez pour atténuer une terreur superstitieuse (Lewis Wallace, Ben-Hur). Photo : © Zvi Kaplan

jérusalem ville haute

Certes, l'eau y est rare, mais assez abondante pour que la flore (dix-huit plantes diverses dans les interstices du "mur des Lamentations"!) et faune puissent u vivre (n'a-t-on pas trouvé des traces de dinosaures dans une banlieue de Jérusalem) (par Claude Aziza). Photo : © Zvi Kaplan

jerusalem ville fleurie

Étonnante destinée que n'explique guère le choix de ce site élevé, qui se dresse, à sept cents mètres d'altitude, sur la ligne de partage des eaux, au milieu de collines et de vallons (Claude Aziza). Photo : © Zvi Kaplan

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