Enceinte de Jérusalem

Le christianisme se développe à Jérusalem au IVe siècle, grâce à l’empereur Constantin et à sa mère Hélène qui arrive à la Terre sainte. Ensuite, la ville acquiert elle-même le statut de Ville sainte aux yeux des croyants. Mais en 638, Jérusalem tombe aux mains des musulmans avec Omar à la tête qui fait construire le Dôme du Rocher (la mosquée d’Omar) en 691, sur l’emplacement des temples de Salomon et d’Hérode.

En 1099, Jérusalem est reconquis par des croisés, vers la fin du siècle suivant, la ville est reconquise par les musulmans. L’empereur ottoman Soliman fait reconstruire les murailles d’enceinte entre 1537 et 1541, mais après sa mort, la ville se dégrade.

Les murailles de Soliman constituent cependant le monument le plus imposant de Jérusalem.

Des escaliers de pierre permettent d’accéder à la promenade des remparts. En partant du mur occidental, ou mur des Lamentations, on croise les sept portes de l’enceinte : la porte des Maghrébins, la porte de Sion, la porte de Jaffa, la porte Neuve, la porte de Damas, la plus somptueuse des entrées qui s’ouvrent sur la ville orientale, la porte d’Hérode et la porte du Lion ou la porte Saint-Étienne, sur la via Dolorosa. D’ailleurs, la porte Dorée, située sur le mont Moriah, en face du mont des Oliviers, fut murée en 1530. L’entrée principale de la vieille ville est la porte de Jaffa qui s’ouvre sur la Citadelle ou tour de David.
Situé à l’intérieur de l’enceinte, le quartier juif a été peuplé par des Juifs depuis l’époque reculée du premier Temple, il y a trois mille ans. Aujourd’hui, ce quartier animé réunit près de sept cents familles et comprend de nombreuses synagogues et yeshivot (centres d’études juives).

Ce quartier, avec ses boutiques et son centre communautaire, est aussi un vaste musée historique. C’est le Cardo qui incarne le mieux le caractère à la fois ancien et moderne du quartier.

Au premier abord, cette voie pédestre couverte, avec ses lanternes modernes et ses devantures élégantes, ressemble à un centre commercial à la mode, situé à côté du vieux bazar. Mais le Cardo était l’axe nord-sud d’Aelia Capitolina, un campement de garnison des Romains après la destruction de Jérusalem, en l’an 70 après Jésus Christ. Le Cardo était l’artère principale de ce vaste site.  Il semblerait que dès l’époque des croisades, le Cardo constituait une importante voie marchande, mais il finit par sombrer sous des décombres. Ce n’est qu’en 1980 qu’on restaura le Cardo.

fouilles archeologiques

Des fouilles ont dégagé une partie du mur d’enceinte de la ville du roi de Judée, Ezéchias. Photo : © Zvi Kaplan

cardo

On a restauré des colonnes byzantines de style corinthien pour montrer comment les boutiques bordaient la voie, ainsi que d’autres éléments importants. Photo © Zvi Kaplan

fontaine jerusalem

Le fait que Jérusalem ne dépende que d’une seule source d’eau naturelle est d’emblée problématique. Photo : © Zvi Kaplan

terrasse de jérusalem

Pour se restaurer, les meilleurs endroits sont les cafés de la rue du Roi-David et les pâtisseries un peu décaties qui bordent le souk Khân ez-Zeit. Photo : © Zvi Kaplan

cafeteria jerusalem

 

 

 

Les Israéliens aiment les pâtisseries, telles le kanaffi, un dessert chaud au fromage et au miel. Ils et sont très friands du houmous et du sachleb, un flan parfumé à l’essence d’orchidée, que vendent les marchands ambulants. Photo : © Zvi Kaplan

gamin jerusalem

Un gamin dans le vieux Jérusalem. Photo : © Zvi Kaplan

cloche jérusalem

Vestiges du passé. Une cloche qui aurait vu le roi David. Photo : © Zvi Kaplan

portes de la vieille ville de jérusalem

Les portes de la Vieille Ville. Photo : © Zvi Kaplan

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