Le Mur des Lamentations

(promenade)

Les marches de pierre, au bout de la rue Tiferet, conduisent au site le plus important de Jérusalem et de toute la civilisation juive. Il s’agit du HaKotel Ha’Ma’aravi, le Mur occidental, ou mur des Lamentations.

À toute heure du jour et de la nuit, un flot ininterrompu de fidèles, de pèlerins et de touristes déferlent sur les marches.

En bas, se trouve l’esplanade du Mur et le Mur occidental, par-dessus lequel se profile la colline du Temple ou le mont Moriah. Le premier et le deuxième Temple s'’y dressaient jadis, mais ils ont été remplacés par les coupoles dorées et argentées du dôme du Rocher et de la mosquée d’El Aqsa. À droite de la colline du Temple, un réseau de fouilles archéologiques s’étend jusqu’aux murailles de lu vieux Jérusalem, jusqu’à la porte des Immondices (c’est par cette porte qu’aux époques romaine et byzantine la population de la ville jetait ses ordures).

Le Mur des Lamentations ne faisait pas partie du Temple à proprement parler, mais constituait seulement le soutien du flanc de la colline du Temple. Ce mur a inspiré la vénération parce qu’il reste l’unique vestige de l’ensemble du Temple. Les fidèles s’y rassemblent pour pleurer la perte du Temple, d’où vient le surnom du « Mur des Lamentations ».

L’historiographe Flavius Josèphe, témoin de la chute de Jérusalem prise par Titus, relate dans son livre La Guerre des Juifs :  « Quand l'armée (romaine) n’eut plus rien à tuer ni à piller, faute d’objets où assouvir sa fureur - car si elle avait eu de quoi l’exercer, elle ne se serait abstenue par modération d’aucune violence - Titus César lui donna aussitôt l’ordre de détruire toute la ville et le Temple, en conservant cependant les tours les plus élevées, celles de Phasaël, d’Hippicos, de Mariamme, et aussi toute la partie du rempart qui entourait la ville du côté de l’ouest. Ce rempart devait servir de campement à la garnison laissée à Jérusalem. Les tours devaient témoigner de l’importance et de la force de la ville dont la valeur romaine avait triomphé. Tout le reste de l’enceinte fut si bien rasé par la sape que les voyageurs, en arrivant là, pouvaient douter que ce lieu eût jamais été habité. »

Aujourd’hui, le site est choisi par un grand nombre de personnes pour des célébrations et cérémonies, en particulier celles de bar mitzvah. Il y existe la coutume populaire bien que non unanimement approuvée de déposer des feuillets contenant des souhaits ou des prières dans les fentes et crevasses du mur.

Les salles souterraines comprennent de nombreuses arches saintes où sont rangés des rouleaux de la Torah utilisés lors des offices de prière qui se tiennent à toute heure.

arcade mur des lamentations

Salle souterraine du Kotel où sont rangés les sefarim. Photo : © Zvi Kaplan

esplanade mur lamentations

L'esplanade du Mur, avec à gauche la section des hommes et à droite, celle des femmes. À droite, on voit une passerelle menant vers les mosquées dont la mosquée Al-Aqsa. Photo : © Zvi Kaplan

tunel du mur des lamentations

Le tunnel vers le Mur. Photo : © Zvi Kaplan

hommes mur des lamentations

Les femmes se dirigent vers la gauche du mur et les hommes (tête couverte) vers la droite. Photo : © Zvi Kaplan

etudiants de yeshiva

On peut entendre le murmure fervent des étudiants de la yeshiva Porat Yosef, une grande école talmudique. Sa reconstruction est l’œuvre de l’architecte Moshe Safdie. Photo : © Zvi Kaplan

étudiants yeshiva

Le site est toujours plein. Photo : © Zvi Kaplan

fouilles archéologiques

 Unvaste réseau de fouilles archéologiques s'étend jusqu'aux murailles de la vieille ville de Jérusalem. Photo : © Zvi Kaplan

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