L’eau en Israël

L’un des problèmes majeurs d’Israël est l’alimentation en eau douce, parce que les ressources en eau sont limitées et inégalement réparties. En fait, les questions du contrôle et du partage de l’eau dans la région sont bien antérieures à la création de l’État d’Israël. Il en est déjà question dans la Bible, aux temps d’Abraham où son fils Isaac et les Philistins se disputaient la gestion et l’exploitation des puits ou encore à l’époque des Rois d’Israël. À l’époque déjà l’approvisionnement en eau de Jérusalem se révélait être d’un enjeu vital.

En effet, l’aridité de son climat, la qualité du sol, sa forte croissance démographique ainsi que le partage de ses sources avec ses voisins obligent Israël à optimiser son utilisation d’eau et à faire valoir ses droits sur la scène internationale.

Les trois quarts de l’eau consommée dans le pays sont destinés à l’agriculture. L’essor du pays a commencé par le développement de l’agriculture : la mise en place de techniques novatrices visant l’amélioration et la diffusion de l’irrigation dans les zones les plus arides ont contribué au développement.

Aujourd’hui, les besoins en eau d’Israël sont très diversifiés. Une administration (le Mekorot) est chargée de l’exploitation et de la distribution de l’eau, de la localisation de toutes les sources naturelles d’eau douce ainsi que de la désalinisation des eaux de mer et des eaux saumâtres.

Aujourd’hui, un réseau national de canaux, pipelines et tunnels, assure le transport de l’eau du lac de Tibériade jusqu’au Néguev. Israël est le pays qui maitrise le mieux les technologies liées à la gestion de l’eau. De son déficit hydrique naturel, ce pays en a tiré des avantages technologiques et économiques que bon nombre de pays développés envient.

eau douce en irsaël

D’après une évaluation de l’Ambassade de la France à Tel-Aviv, la consommation annuelle d'eau en Israël est estimée à 2 milliards m³ par an alors que ses ressources renouvelables ne dépassent pas 1.5 milliard m³ par an. Le déficit hydrique avoisine donc les 300 millions de m³ par an et la quantité d'eau non renouvelée naturellement s'élève à 400 millions m³ par an. Le déficit cumulé serait de 4 à 6 milliards m³. Photo : © Zvi Kaplan

eau de mer en israël

Les difficultés hydriques en Israël se sont transformées en catalyseur d’excellence pour la recherche et le développement. Ce petit pays au capital scientifique énorme s’est lancé avec succès dans des voies inédites : le dessalement et la réutilisation des eaux usées. Photo : © Zvi Kaplan

agriculture en israël

Tous les besoins de l'agriculture sont assurés par une vaste utilisation des technologies. Le pays compte, actuellement trois usines de désalinisation, une à Ashkelon, l’autre à Hadera et la dernière à Palmachim, elles fournissent la moitié des besoins en eau potable du pays. Photo : © Zvi Kaplan

desalinisation de l'eau en israel

La société nationale de l’eau d’Israël a signé un accord de financement pour construire une quatrième usine de dessalement qui pourrait permettre de combattre la sécheresse permanente en Israël, la  mise en service s’effectuera sur Ashdod entre 2013 et 2014. L’usine d’Ashdod fournira 100 millions de mètres cubes d’eau dessalée par an pour les 25 prochaines années. Photo : © Zvi Kaplan

dessalement des eaux

Israël est un pays aride  et fait tout ce qu’il peut pour éviter d’épuiser ses sources d’eau douce. Le pays est devenu un leader mondial en matière de dessalement et de recyclage des eaux usées.  Israël pourrait même devenir le seul état du Moyen-Orient à exporter d’énormes quantités d’eau à ses voisins, car on parle des maintenant d’une cinquième usine en construction dans les environs de Sorek. La crise de l’eau serait donc terminée. Photo : © Zvi Kaplan

fontaine à jérusalem

Une fontaine à Jérusalem. Le fait que la ville ne dépende qu’une seule source d’eau naturelle est d’emblée problématique. Photo : © Zvi Kaplan

eau salée

C'est qui ne manque surtout pas, c'est l'eau salée… Photo : © Zvi Kaplan

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