La Vierge

On soupçonne que l’amas galactique de la Vierge contient des dizaines de milliers de galaxies, unies dans un enlacement gravitationnel.

La Vierge est la plus riche collection de galaxies que nous connaissons. Fourmillante de spirales, de galaxies irrégulières, d’elliptiques, c’est une vraie boîte à bijoux dans le ciel. En fait, quelques astronomes qui étudièrent cette galaxie suggèrent  qu’une attraction gravitationnelle pousse la Voie Lactée vers le centre de l’amas de la Vierge. D’après George Fitzgerald Smoot, un astrophysicien et cosmologiste américain, l’amas de la Vierge, cet amas contient beaucoup plus de galaxies que nous n’en avons détecté jusqu’à présent et que, fait le plus extraordinaire, ses dimensions sont immenses, couvrant dans l’espace un ou deux milliards d’années-lumière.

On sait que tout l’Univers observable ne s’étend que sur quelques dizaines de milliards d’années-lumière, et si la Vierge constitue un vaste super-amas galactique, peut-être y en a-t-il d’autres à des distances encore plus grandes – donc plus difficiles à détecter.

La durée de vie de l’Univers n’a, semble-t-il, pas été assez longue pour qu’à l’occasion d’un « grumeau » initial la force gravitationnelle collecte l’abondante masse qui paraît résider dans le super-amas de la Vierge. Aussi George Smoot est-il porté à conclure que le Big Bang fut beaucoup moins informé que le suggéraient ses autres observations, et que la répartition originelle de la matière dans l’Univers n’était rien moins qu’homogène. On pouvait s’attendre à quelques petits défauts dans l’uniformité cosmique, c’était même nécessaire pour comprendre la condensation des galaxies, mais pas à ce point. D’où la surprise. Le paradoxe s’effacerait peut-être si l’on imaginait deux ou plusieurs Big Bang presque simultanés.

la vierge amas de galaxies

Grosso modo, aucune des cosmologies modernes ne peut paraître pleinement satisfaisante. Image : © Megan Jorgensen

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