Systèmes planétaires

Nous avions le ciel, tout-là-haut, parsemé d’étoiles. Couchés sur le dos, nous les regardions, et nous nous demandions si quelqu’un les avait faites, ou bien si elles étaient venues comme ça (Mark Twain, Huckleberry Finn).

Nous ne savons pas avec certitude combien il existe de systèmes planétaires dans la Voie Lactée, mais ils semblent très nombreux. Dans notre entourage immédiat,  nous n’en avons pas seulement un (la Terre), mais quatre système planétaires – Jupiter, Saturne, Uranus possédant chacun un système de satellites qui ressemblent beaucoup aux planètes. L’extrapolation des statistiques sur les étoiles doubles, fort disparates quant à leur masse, suggère que les étoiles solitaires, comme le Soleil, doivent avoir des compagnons planétaires.

Par ailleurs, certaines études théoriques suggèrent hardiment que, dans le domaine des galaxies, les systèmes planétaires sont monnaie courante. Grâce à une série de recherches faites par ordinateur, on a pu suivre l’évolution et la condensation d’un disque de gaz et de poussière comparable à ceux dont on pense qu’ils deviennent des étoiles et des planètes. En fait, des fragments de matière – premières condensations dans le disque – sont injectés de temps en temps dans la masse nuageuse. Dans leur mouvement, ces fragments s’agglomèrent des particules de poussière. Lorsqu’ils atteignent une certaine taille, ils attirent également, par gravitation, le gaz du nuage, principalement formé d’hydrogène. Si deux fragments en mouvement entrent en collision, l’ordinateur est programmé pour faire qu’ils restent soudés l’un à l’autre… Le processus se poursuit jusqu’à l’épuisement du gaz et de la poussière.

À partir de conditions initiales plausibles donc des systèmes de planètes – terrestres si elles sont proches de l’étoile, joviennes à l’extérieur – son engendrés. Dans certaines circonstances on n’obtient pas de planètes, rien que de vagues astéroïdes.

Ainsi on tend à admettre que toutes les étoiles peuvent devenir les berceaux des planètes et il y a sans doute dans la Galaxie des milliards de systèmes planétaires qui attendent d’être explorés.

Nous arrivons déjà à déceler l’influence gravitationnelle d’une planète invisible sur une étoile observée. Si une étoile est suivie d’un ou plusieurs planètes, sa trajectoire serait modifiée ou perturbée, au lieu de suivre un tracé régulier, l’étoile ondulerait. Naturellement, l’investigation doit être extrêmement minutieuse, car elle porte sur des déplacements de position microscopiques sur des plaques photographiques exposées pendant des dizaines d’années à travers une lentille télescopique.

Aucun de ses mondes ne sera identique à la Terre. Certains seront d’une beauté déchirante, les uns seront hospitaliers, la plupart hostiles. Éclaires par plusieurs soleils, leur ciel nocturnes brillera de plusieurs lunes. On bien un gigantesque anneau de particules surgira d’un horizon à l’autre.

Certaines lunes seront si proches de leur planète que celle-ci couvrira à moitié la voûte céleste. D’autres mondes auront le spectacle d’une vaste nébuleuse gazeuse, vestige d’une étoile qui n’est plus.

monde imaginaire

C’est un joli rêve d’explorer des mondes qui n’ont jamais existé (Carl Sagan, Cosmos). Source de l'image: wallcoo.com

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