Plaidoirie pour la Terre

Dans l’Univers, il est des mondes sur lesquels la vie n’est pas implantée. Il en est qui ont été brûlés, ruinés, par des catastrophes cosmiques naturelles. Mais la Terre a eu de la chance. Les humains sont vivants, ils sont puissant à l’échelle de la planète et le bien-être de la civilisation et de l’espèce est entre leurs mains.

L’espèce humaine est en train de s’engager dans une grande aventure qui, menée à bien, marquerait une étape aussi importante que la colonisation de la terre ferme ou l’abandon des arbres par les ancêtres de l’homme. Tâtonnant, hésitant encore, les humains tentent de briser les entraves terrestres, métaphoriquement, en maîtrisant les impulsions des parties les plus primitives de leur cerveau, concrètement, en se lançant vers les planètes et en tendant l’oreille à l’écoute des messages qui viendraient des étoiles.

Comment s’y prendrait-on pour expliquer la course mondiale aux armements à un observateur extra-terrestre impartial ? Tenterait-on  de convaincre cet observateur que les dizaines de milliers d’ogives nucléaires déjà braquées sur leurs objectifs sont destinées à accroître nos possibilités de survie ? Quel compte rendu ferions-nous de notre gestion de la planète Terre ? En fait, nous avons entendu les raisons avancées par les superpuissances nucléaires. Nous savons qui parle au nom des nations. Mais qui parlera au nom des espèces qui habitent la Terre ? Qui plaide pour la Terre ?

Nous prenons plaisir à la compagnie des autres, nous nous intéressons les uns aux autres. Nous coopérons et l’altruisme est inscrit en nous. Nous avons décrypté quelques-uns des schémas de la Nature. Nous ressentons suffisamment le besoin de travailler ensemble et nous avons su en trouver les moyens.

cheval cosmique

Si les habitants de la Terre ne plaident pas pour elle, qui le fera ? S’ils ne sont pas les défenseurs de leur propre survie, qui le sera ? © Image : Megan Jorgensen

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