Évolution cosmique

Pendant des éternités, après le déversement explosif de matière et d’énergie du Big Bang, le Cosmos resta informe. Pas de galaxies, de planètes ni de vie. Partout une obscurité profonde, impénétrable. De simples atomes d’hydrogène dans le vide. Et puis, ici et là, une accumulation plus dans de gaz se produisit imperceptiblement, des globes de matière se condensèrent, gouttes d’hydrogène plus massives que des soleils. Dans ces globes de gaz s’alluma pour la première fois le feu nucléaire latent dans la matière.

Une première génération d’étoiles naquit inondant le Cosmos de lumière. Il n’y avait pas encore des planètes en ce temps-là pour recevoir la lumière, ni de créatures vivantes pour admirer le firmament.

Au plus profond des creusets solaires, l’alchimie de la fusion nucléaire créa des éléments lourds, cendres de la combustion de l’hydrogène, matériaux atomiques de construction des futures planètes et des formes de vie.

Les étoiles massives épuisèrent bientôt leurs réserves de carburant nucléaire. Secouées par de colossales explosions, elles restituèrent presque toute leur substance au gaz ténu dans lequel elles s’étaient jadis condensées. Et là, dans les gros nuages sombres qui emplissaient l’espace interstellaire, se formèrent d’autres gouttes faites de divers éléments, annonciatrices de prochaines générations d’étoiles à naître. Non loin, les gouttelettes, corps célestes  trop menus pour embraser le feu nucléaire, se préparaient à devenir les planètes. Parmi elles, un petit mon de fer et de pierre : la jeune Terre.

En se congelant et se réchauffant, la Terre laissa échapper des vapeurs de méthane, d’ammoniac, d’eau et d’hydrogène, emprisonnées en son centre, qui formèrent l’atmosphère primitive et les océans.

Ensuite, la lumière stellaire du Soleil lui donna sa chaleur, elle déclencha des orages illuminés d’éclairs et grondants de tonnerre. Les volcans vomirent leur lave. Ces événements bouleversèrent les molécules de l’atmosphère primitive. Soudées en fragments aux formes de plus en plus complexes, elles devaient se dissoudre dans les océans…

Un jour, par hasard pourrait-on dire, une molécule se singularisa par sa capacité de créer des copies sommaires d’elle-même à partir d’autres molécules nageant dans le bouillon. Et au fil du temps, on vit apparaître des molécules capables de se reproduire avec une plus grande exactitude.

Ainsi, graduellement, furtivement, la vie venait de naître.

naissance de l'univers

Si on retrouve dans l’évolution l’accent d’une légende épique, on aura raison. (Citations de Meg Jorgensen,Image : © Naissance de notre Univers par Megan Jorgensen)

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