Enfants du Soleil

La Terre est un lieu de beauté et de calme. On peut y vivre sans jamais connaître de catastrophe naturelle plus grave qu’une tempête, et c’est ainsi que les hommes sont devenus si inconscients, si détachés et si satisfaits d’eux-mêmes. L’humanité a donc le douteux privilège technique de pouvoir créer elle-même ses propres désastres, qu’ils soient volontaires ou accidentels. D’ailleurs, des processus naturels transforment le paysage de ce monde habitable.

On souligne la chance qui est la nôtre, celle de vivre sur une planète parfaitement appropriée à la vie : oxygène dans l’atmosphère, température modérée, eau sous la forme liquide… Mais une telle assertion constitue, du moins en partie, une confusion entre la cause et l’effet. En fait, c’est nous, les Terriens, qui sommes parfaitement adaptés à ce milieu, puisque nous nous y sommes développés. Les premières formes de vie qui n’étaient pas adaptées ont disparu. Ainsi, nos ancêtres furent des organismes qui se débrouillaient bien. Des organismes ayant évolué dans un monde très différent en chanteraient aussi sans aucun doute les louanges.

Les espèces vivant sur la Terre sont toutes très proches les unes des autres : même chimie organique, même patrimoine hérité de leur évolution. De ce fait, les études des biologistes terriens restent extrêmement limitées, car elles ne possèdent qu’un seul terrain d’observation.

L’existence de créatures intelligentes est un facteur important qui peut entraîner des changements dans le climat et le paysage de la Terre. Un effet de serre dû au dioxyde de carbone et à la vapeur d’eau se produit sur la Terre comme sur Vénus. Sans cet effet, la température de notre planète serait inférieure à zéro degré, les mers gèleraient et la vie ne pourrait se développer.

Les animaux et les plantes de la Terre, aussi bien que l’architecture de nos immeubles, sont conçus pour 1g. Si la gravité était notablement moindre, des formes très hautes et grêles ne s’écraseraient pas au sol sou l’effet de leur poids. Si la gravité était notablement supérieure, animaux, plantes et structures architecturales devraient, pour ne pas s’écrouler, avoir des formes aplaties et trapues.

Nous sommes des enfants du Cosmos, mais le Cosmos demeure un continent inexploré, peuplé d’êtres exotiques aux dimensions stellaires. L’humanité est partie en reconnaissance, et elle en a rencontré qui avaient pour elle quelque chose de familier. La bizarrerie de certains autres a dépassé nos anticipations les plus échevelées. Mais l’exploration ne fait que commencer et les voyages déjà accomplis suggèrent que bien des habitants du continent cosmique nous sont encore inimaginables.

mont et nuages

Sachez que le monde est incréé, tout comme le temps, qu’il n’a ni commencement ni fin. Et qu’il se fonde sur les principes (Mahâpurâna, la Grande Légende, de Junasena, Inde, IXe siècle). Source de l'image : Mont Fuji, imgur.com

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