Ciel profond

Le fourmillement stellaire

Il faut « apprendre son ciel » si l’on veut faire sérieusement de l’astronomie. En effet, le ciel étoilé fourmille d’objets plus étonnants les uns que les autres.

Le ciel est un abime et certains objets faibles et diffus sont au seuil de l’invisible, mais tous ces objets du « ciel profond » sont des merveilles presque insaisissables, à la limite du perceptible.

On sait que la plus proche étoile de la Terre se trouve à moins de cinq années-lumière et les objets du « ciel profond » sont dix mille fois, un million de fois plus loin encore… Il s’agit des amas d’étoiles, des nébulosités, des galaxies ressemblant à la Voie lactée. Tous ces objets se présentent comme des objets diffus au diamètre mesurable et leur éclat est très faible. Des centaines de ces objets sont accessibles à un modeste télescope, mais aujourd’hui, seule la photographie peut révéler l’incroyable féerie des ces objets, comme la double spirale des Chiens de chasse…

En tout cas, regarder loin, c’est regarder tôt. Plus vous observez « loin », plus vous voyez vers le passé. Quand on observe et admire la galaxie d’Andromède ou la Trifide du Sagittaire, ou encore l’amas d’Hercules, on les découvre tells qu’ils étaient il y a des milliers, voire des millions d’années, quand la lumière les a quittés.

Chaque télescope, peu importe sa taille et sa qualité, est ainsi une machine à remonter le temps, grâce à ces ondes lumineuses qui ne franchissent que 300 000 kilomètres par seconde.

telescope

Chaque télescope est une machine à remonter le temps. Image : Megan Jorgensen

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