Aux tréfonds du mystère

John Flanders (Jean Ray)

Le jeune professeur attira vers lui la carte de l’Angleterre et piqua la pointe sèche d’un compas sur un point déterminé.

- Voilà où j’irais, dit-il.

- Que feriez-vous, bon Dieu, dans ce coin perdu des îles Orkney ?

- Je partirais à la recherche d’un monde perdu !

À ce moment les regards de Quintin tombèrent sur le manuscrite.

- Ce monde perdu, est-il en rapport direct avec l’étrange petit flotteur que nous avons trouvé aux Squilles autre jour.

- Précisément !

- Et si c’était une blague ?

Robert Falcon secoua la tête avec énergie.

- L’homme qui a écrit ceci certainement su ce qu’il a fait et ne peut être un menteur. Tel est mon avis, et peut-être que je le base un peu trop sur un sentiment obscur d’instinct.

- Avez-vous pu lire le manuscrit ?

- En partie seulement, voici : je désirais communiquer avec un homme de la surface de la terre… mais fais très vieux… grande science des siècles… Ici se trouve un monde perdu… grand danger… courage, intelligence, j’attends avec confiance…

Quant à la désignation du lieu, elle est de plus nettes et c’est clarté me semble avoir été intentionnelle,  pour éviter à ce qui entreprendraient l’aventure de trop longues et décourageantes recherches.

L’île indiquée est plutôt un ilot rocheux qui se trouve entre les îles Westray et Roussay du groupe d’Orkney. Je ne crois pas qu’elle soit habitée. Dans l’ilot, il est question d’un lac minuscule, une sorte de « glen », mais de très grandes profondeurs.

En continuant à étudier le manuscrit j’ai découvert, cachés sous les caractères de la plus haute antiquité, des vocables anglais entre autres mots « scaphandre ».

Comme si l’inconnu d’où est venu cet appel avez voulu préciser qu’il fallait de se munir de costumes de scaphandrier pour accéder au monde inconnu.

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Se munir de costumes de scaphandrier pour accéder au monde inconnu. Illustration : Megan Jorgensen

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