Le formidable secret du Pôle

En sir Gaspard Warton Haggard parla :

- En l’an mille, les écrits disent  même bien avant et situent sa venue apostolique au sixième siècle, saint Brandan quittant les rivages de l’Armorique, sur une nacelle d’osiex recouverts de peux grasses  arriva en vue de l’île polaire qui, en l’an 1600 seulement, reçu le nom de Jean Mayen, un navigateur hollandais. C’était une terre terrible, rongée par le feu intérieur de nombreux volcans en activité.

Les compagnons de l’apôtre se crurent arrivés aux portes de l’Enfer et el saint, pour les encourager, s’écria :

- Nous sommes aux portes de l’Enfer, mais craignez-vous, soldats du Christ ? Vous que réconfortent les armes spirituelles de la vraie Foi. En vérité, il ne vous sera fait aucun mal, si vous veillez et si vous vous conduisez comme des hommes !

Il aborda dans l’île et pénétra dans les terres brûlantes, suivi de ses braves compagnons et, virgule, en milieu d’une effroyable solitude, fonda une abbayé.

- Déjà j’attends  vos objections, une abbaye dans un monde désert où il n’y avait de populations évangéliser !
Pourtant, il en est ainsi…

Mais, ici nous entrons dans le domaine, sinon de l’invraisemblable, tout domaine surhumain. Saint-Brandan, en affirmant qu’on était arrivé aux confins de l’Enfer, s’était-il trompé ?

Sir Gaspard  se tût un instant comme s’il voulait donner plus de poids aux paroles formidables qu’il allait prononcer :

- Je vous affirmais que l’apôtre ne se trompa pas !

- Oh ! gémit sir Clutterbuck, ce n’est pas possible !

- L’Enfer ne se dresse pas sur la route du monde en barrière de feu volcanique, continua le vieillard, et ce ne fut que sous cet angle qui saint Brandan commit une erreur, mais Dieu l’éclaira, il dû bientôt connaître la vérité de ses paroles premières.

Une civilisation ancienne, affreusement païenne s’achevait au milieu de la désolation arctique.

Souvenez-vous que les anciens avaient situé dans ténèbres du septentrion une île prodigieuse : Thulé.

Les savants sont nombreux qui ont affirmé l’existence de l’Atlantique à la civilisation prodigieuse, laissant loin derrière elle, toute celles dont l’antiquité s’enorgueillit.

Eh bien, l’Atlantide, la véritable, c’était Thulé !

Sir Gilbert ferma les yeux.

- Thulé, murmura-t-il, on l’a situait aux Orcades … puis aux Hébrides… enfin, dans cette île où nous sommes et même au Groenland.

- Elle y était, affirma sir Hagard avec force, elle s’étendue il y a des millénaires sur tout le Nord.

- Et les vestiges, intervint humblement Kai, pourquoi n’en retrouve-t-on pas ?

- Votre remarque est judicieuse, mon enfant, répondit son grand père, elle méritait d’être faite. Ces vestiges ont été détruits intentionnellement par les derniers survivants, qui n’ont pas voulu léguer aux générations à venir le secret de leur énorme et terrible science.

- Sans doute que d’épouvantables cataclysmes volcaniques et marins ont dû les aider dans leur œuvre destructrice.  Et quand les derniers hommes de Thulé virent leurs dernières terres à la désolation finale, ils construisirent une nef invraisemblable, une arche monstrueuse, celle où nous sommes en ce moment !

- Une arche, continua sir Gaspard, je dis bien, comme elle ressemblait peu à celle qui servit à Noé pour sauver la vie de la Terre. Une arche que devait enclore toute la science de Thulé et surtout ces terribles et païennes conquêtes !

- Ainsi, murmura Falcon, cette nef marine que nos ingénieurs les plus savants n’oseraient rêver de construire, cette merveille scientifique qui y sont enfermées…

- Sont l’œuvre d’hommes disparus depuis des milliers et des milliers d’années, acheva Sir Gaspard.

Cette sphère n’est en somme qu’une sorte de musée nomade.

Vous qui avez pris connaissance du journal de Robert Falcone et du jeune Curland, abandonné sur une plage de Groenland, vous saurez à présent que les rayons lumineux, étaient en effet autant de clés, ouvrant les chambres secrètes de ces musées. Oui, le merveilleux jardin n’est qu’un décor.

Atlantis, fond d'âges

Atlantis ! Atlantis ! Je te revois du fond des âges (La Terre Tremblante, par Jean Carrère). Illustration : Megan Jorgensen

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