Buenos Aires se réveille

C’est Bernardino Rivadavia, le président de la Confédération des Provinces unies du Rio de la Plata qui entreprend le projet d’extension de la cité. C’est lui qui prépare le projet d’urbanisme. Ce projet prévoit d’ouvrir un axe circulaire – future avenue Callao prolongée par Entre Rios, d’où doivent partir à leur tour sept axes : Santa Fe, Belgrano, Independencia, Cordoba, San Juan, Patagones et l’avenue Corrientes.

Pour la réalisation de ce projet ambitieux, le pays attire des architectes européens, parmi lesquels le Français Prosper Catelin et l’ingénieur et dessinateur Charles Henri Pellegrini (son fils, Carlos Pellegrini, sera président de la république d’Argentine et l’une des plus importantes avenues de la ville portera son nom).

Le projet d’extension de Buenos Aires implique l’aménagement de trois ports – le port de Buenos Aires, Ensenada de Barragan et San Fernando.

Rivadavia transforme les terres de mainmorte de l’église de Notre-Dame del Pilar en un cimetière, celui de la Recoleta, véritable panthéon national.

S’étendait à l’époque, au nord de la ville, un vaste terrain appelé Palermo, du no nom d’un marin sicilien qui avait échoué sur les berges du Rio de la Plata dans ce secteur. Ce Sicilien, grâce à son mariage avec la fille d’un homme fort, acheta les terres côtières et y planta du blé et de la vigne. À la hauteur des rues actuelles de Coronel Diaz et Salguero, il construisit un ermitage qu’il plaça sous le patronat de Saint Benito, originaire lui aussi de la Sicile.

Dans les années 1830, el présidente Rojas acheta à Palermo 500 hectareas de terres basses et inondables qu’il assécha et transforma en parc. Ces travaux pour lesquels le dictateur fit apporter des coquillages et du sable du rivage, furent les premiers qui permirent de gagner des terrains sur le fleuve.  Rosas a ainsi doté Buenos Aires de l’un des plus beaux parcs que l’on puisse trouver dans une grande métropole.

avenue corrientes buenos aires

L'avenue Corrientes, ouverte dans le cadre du projet d'urbanisation conçu par le président Rivadavia et devenue l'une des plus célèbres de la capitale. Photo : © Univers.Grandquebec.com

bibliothèque de Buenos Aires

Déjà en 1810, dirigé par le frère de Mariano Moreno, la bibliothèque nationale du pays possède près de vingt mille volumes. Toute personne éduquée peut y entrer librement et feuilleter les ouvrages (mais elle déclinera peu après, si l’on croit la Gaceta mercantil, qui, en 1827, dénonce son état d’abandon. Photo : © Univers.Grandquebec.com

faculté ingénieurs

Université de Buenos Aires, l'une de ses facultés. Bernardino Rivadavia, gagné par les idées franc-maçonnes, instaure la liberté de culte, le suffrage universel, et, en 1821, dote la ville de Buenos Aires d’une université bientôt réputée dans tout le continent hispano-américain. Photo © Univers.grandQuebec.com

naranjos

Le président Rojas fait aménager de beaux parcs le long du fleuve sur les terrains marécageux. Photo : © Univers.Grandquebec.com

monument cementerio Recoleta

Le cimetière de Recoleta ouvert dans les années 1820, est devenu un vrai panthéon national. Photo : © Univers.Grandquebec.com

barrio norte borges

Barrio Norte, ici, dans cet édifice, Jorge Luis Borges a vécu pendant de longues années. Photo : © Univers.Grandquebec.com

bataille de buenos aires

Batalles, fusions et defusions sont passées dans l'histoire… Photo : © Univers.GrandQuebec.com

Lire aussi :

Partager|