Place de Mayo

La place de Mayo, ce vaste quadrilatère situé au centre-ville, abrite le siège du président de la République argentine. C’est également le lieu de la plupart de manifestations, assemblées populaires, protestations peu importe si ces événements se dirigent contre ou pour le gouvernement.

La Plaza Mayor est le point de départ de la ville émergeante de Buenos Aires. En 1580, au moment de la fondation de cette ville, c’est autour de la Plaza Mayor que sont prévus la résidence de l’adelantado (l’actuelle Casa Rosada). C’est à proximité de cette place que les premiers ordres religieux – San Domingo, San Francisco, Santa Ursula et Once Mil Virgenes reçoivent leurs lots, ainsi que l’hôpital de San Martin.

La place de Mayo jouxte alors le rivage du Rio de la Plata et pour y accéder aisément, on emprunte un chemin escarpé, enfoui aujourd’hui sous le bitume de l’avenue Belgrano.

Sur la plaza Mayor, la cathédrale de Buenos Aires, en travaux depuis la fin du XVIIe siècle, fut achevée en 1730, mais la ville n’en profita guère : trente ans plus tard, une partie de l’édifice s’écroula. Pendant plus d’un siècle le chantier fut repris, abandonné, oublié; il ne prit fin qu’EN 1911. Depuis lors, la cathédrale n’a pas été modifiée.

La plaza Mayor, la future Plaza de Mayo avait jadis un aspect bigarré et bruyant, comme tant de marchés, de l’Amérique hispanique, avec son tribut de mouches et d’odeurs.

La place se transformait parfois en scène de spectacle, et accueillait les courses de taureaux. C’est là aussi qu’on exposait les criminels : à la fin de l’été 1802, on y pendit neuf malfaiteurs, dont le terrible Martin Ferreyra; leurs cadavres furent coupés en morceaux et l’on jeta leurs têtes et leurs mains sur les lieux du crime.

L’intendant Torcuato de Alvear fit démolir les arcades vétustes et paver le terrain ainsi dégagé. Il essaie d’enlever la pyramide commémorative de la révolution, qu’il trouve petite et de mauvais goût, mais les protestations l’en empêchent. Il fait planter des palmiers, ce qui déclenche une âpre controverse : la ville ne risque-t-elle pas de ressembler à une ville rurale du Brésil ou de Jamaïque ? Mais l’intendant tient bon et depuis lors les palmiers donnent à la place un charme tropical.

La maison présidentielle, la Casa Rosada, se dresse maintenant sur la place. Au début du XXe siècle, Lora Mora, achève sa belle fontaine des Néréides que le président de l’Argentine fait placer sur un côté de la Casa Rosada. Mais la nudité des femmes et leurs formes plantureuses choquent les résidents, ainsi les ravissantes Néréides sont exilées sur la Costanera Sur, en face de la station balnéaire, où elles se trouvent toujours, au milieu du quartier Puerto Madero.

casa rosada

La place de Mai (La plaza de Mayo), avec la pyramide et la Casa Rosada (palais présidentiel). Photo : © Unvers.GrandQuebec.com

trois horloges de buenos aires

Les trois horloges vues depuis le centre de la place. Les trois montrent le temps différent. Photo : © Unvers.GrandQuebec.com

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