Palermo

Grâce aux efforts du président Sarmiento, l’ancien domaine de Porfirio Rosas est nettoyé et transformé en parc, le parc Trois Février, mais tout le monde continue à l’appeler Palermo. Un paysagiste français, Charles Thays, l'aménage. Il fait planter au total cent mille arbres dans la capitale grâce auxquels beacoup de rues de Buenos Aires seront protégées par des voûtes de feuillage.

Charles Thays dessine également l’ensemble de Palermo Chico, avec ses rues labyrinthiques, peuplées d’hôtels particuliers et de maisons Tudor qui s’élèvent dans la verdure. Ce sera pour longtemps le seul quartier qui brisera le plan en damier de Buenos Aires.

Comme le Bois de Boulogne auquel on le compare, Palermo est traversé par des allées de gravier et de sable. Chemins piétonniers pour enfants, pistes pour cavaliers au pas, voies paisibles où s’engouffrent les premières bicyclettes de la Belle Époque.

Le jardin botanique de Buenos Aires y est inauguré, avec ses allées ombragées, ses bassins et sa serre. Avec le temps, tous les chats de la métropole y trouveront refuge. En face du jardin botanique, entre Las Heras et le parc Trois Février, on installe « les fauves » dans un zoo aux odeurs de caramel et de tigre. L’architecture exotique de cette ménagerie, avec ses pagodes, châteaux-forts, palais orientaux temples hindous, en font un lieu étonnant de promenade.

Le parc s’enrichit aussi d’une roseraie à laquelle s’ajoute un patio andalou, offert par la ville de Séville.

Les parcs et jardins de Palermo s’étendent jusqu’aux rives du Rio de la Plata, en fait jusqu’à la ligne de chemin de fer et à ses ponts.

Le vieux Palermo, celui qui s’étend au nord de Las Heras, est un quartier à maisons basses et à patios intérieurs, ombragés par un figuier.

Les espaces aérés de Palermo inspireront plus tard Le Corbusier pour son projet de la Ville Verte.

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Palermo. Image : © Univers.GrandQuebec.com

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