La seconde fondation de Buenos Aires

Il faut une série de circonstances pour que Juan de Garay fasse resurgir Buenos Aires en 1580, après l’échec de la première fondation de la ville, par Pedro de Mendoza, en 1536.

Juan de Garay, un conquistador espagnol, réunit à Asuncion un groupe de 60 soldats, dont 50 métis et criollos, les futurs colons de la ville. Ces colons y recevront des terres pour eux-mêmes et pour leurs descendants.

Antonio Tomas, un ancien de la première fondation, conseille à Garay d’édifier la nouvelle ville au nord du Riachuelo, à la hauteur du parc de Lézama.

Le 11 juin 1580, Juan de Garay plante l’arbre de la Justice sur un terrain débroussaillé et délimite la Plaza Mayor, qui sera le lieu de réunion des pouvoirs religieux et civils, le centre de la sociabilité urbaine, du marché et des fêtes. De Garay indique sur un parchemin l’emplacement de la cathédrale, du fort et du conseil municipal, les trois piliers de chaque ville.

Selon la coutume espagnole, ratifiée en 1573 par une ordonnance de Philippe II, la place carrée est le centre où convergent huit rues, qui constituent la trame en damier de chaque nouvelle ville (ce plan régulier s’inspire du plan antique de Vitrube que l’Espagne a redécouvert à la fin du XVe siècle. Son modèle, la ville de Santa Fe de Grenade, a été repris dans toutes les fondations urbaines espagnoles depuis celles de Saint-Domingue.

D’ailleurs, à Buenos Aires, au moment de sa fondation, la raison urbaniste peut s’appliquer sur un terrain vierge, puisqu’il n’existe pas de cité indienne dans le Rio de la Plata, comme à Mexique ou à Cuzco.
La Plaza Major est le point de départ de la cité et outre les lotissements, Garay délimite la surface du sol municipal, sot seize quartiers le long du rivage, sur neuf de fond. Selon les lois espagnoles concernant les fondations de cités, l’espace non cultivé servira à la foi de lieu de récréation des habitants et de pâturage.

Les documents de Juan de Garay mentionnent quelques faubourgs, comme La Matanza, San Isidro et Monte Grande, ainsi désigné en raison de sa végétation touffue.

ombus

Des buissons, fleuris, des plantes grimpantes et des ombus, ces arbres-racines majestueux typiques de la ville, couvrent encore des espaces vertes. Photo : © Univers.GrandQuebec.com

vieux buenos aires

La ville de Buenos Aires a existé sur un parchemin avant de devenir un espace de vie. Photo : © Univers.GrandQuebec.com

calle de buenos aires

C'est depuis 1617 que Buenos Aires figure sur les cartes de Johannes Blaue témoignant d'impotrance du village d'à peine mille habitants. Photo : © Univers.GrandQuebec.com

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