Les faiseurs de cartes

Les épiques voyages du XVe et du XVIe siècles modifiant progressivement la conception que l’homme se faisait de la terre, un besoin se fit sentir ; on demandait des cartes plus précises. Les conceptions fantaisistes des géographes de l’Antiquité, qui pensaient que les continents formaient une masse unique, entourée d’océans, cédèrent le pas à des études qui s’appuyaient sur l’observation directe, rendue plus précise d’ailleurs grâce à de nouveaux instruments. Les nations européennes étaient avides de faire valoir leurs droits sur les terres nouvellement découvertes, aussi l’établissement des cartes des terres et du ciel, déjà utiles aux navigateurs, devint-il un moyen indispensable à la fondation d’un empire. En conséquence, on effectua avec une précision croissante le levé des côtes, on détermina les routes maritimes à suivre, on sonda les mouillages, on nota la direction des ventes favorables. Associant l’adresse de l’artiste et les connaissances  en géométrie des mathématiciens, les premiers cartographes collationnèrent patiemment les observations des navigateurs jusqu’à ce que leur interprétation  leur permît de donner à la terre sa véritable forme.

cartographe

Ce cartographe hollandais, un compas à pointes sèches en main, travaille au milieu de ses divers instruments : un globe et des cartes.  Le géographe par Vermeer Van Delft, peinture à l’huile sur toile, vers 1673, Stadelsches Kunstinstitut, Frankfort-sur-le-Main (Joachim Blauel).

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