Les eaux poissonneuses du Nouveau Monde

White avait pour mission de peindre les paysages du Nouveau Monde avec des couleurs susceptibles d’attirer d’éventuels colons. La tâche s’avéra aisée, la contrée et ses rivages étaient d’une extrême richesse. Les Anglais qui exploraient la région virent et goûtèrent de succulents poissons et coquillages ainsi que des huitres et des tortues, le tout d’une extrême variété.

Les Indiens exploitaient l’élément liquide d’une façon remarquable ; selon Thomas Hariot, un colon anglais qui publia par la suite en Angleterre une narration de son séjour en Amérique, les Indiens utilisaient des perches pointues qu’ils lançaient contre les poissons « à la façon dont les Irlandais lancent leurs harpons. »  D’ingénieux pièges en roseaux leur permettaient d’attraper le poisson. « C’est un spectacle plaisant », écrit Hariot », « que de voir ces gens pataugeant dans l’eau ou navigant, afin de se partager tous ces biens que Dieu leur a si abondamment prodigué ».

Ce poisson qui gonfle une fois pris est assez commun, sans doute White le peignit pour montrer que le Nouveau Monde ne serait totalement insolite pour les Anglais.

White peignit divers animaux de l’Amérique du Nord, en particulier ce dauphin avec un luxe de détails et plus de réalisme qu’il n’en mis dans ses portraits d’Indiens.

White, qui se révéla un excellent naturaliste, a représenté ci-contre un crabe de terre, le dessin est assez peu conforme à la réalité. Les yeux du crabe sont pointés vers l’extérieur, alors qu’en fait ils devraient être inclinés vers l’intérieur.

Caroline du Nord, pêche

Ces Indiens de la Caroline du Nord pêchent lors de la marée haute à bord du canoë, un homme pagaye, l’autre relève le poisson à l’épuiser, tandis qu’un homme et une femme viellent sur le feu, qui servira à fumer le poisson. Gravure de l’époque, réalisée par White

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